Site icon Vivre debout

Comment adapter sa maison aux besoins d’un proche à mobilité réduite

Comment adapter sa maison aux besoins d’un proche à mobilité réduite

Comment adapter sa maison aux besoins d’un proche à mobilité réduite

Comprendre les besoins spécifiques

Avant toute chose, il est essentiel de bien identifier les besoins concrets de la personne à mobilité réduite. On ne transforme pas une maison simplement pour la rendre « accessible ». On l’adapte à une personne, à ses capacités, à son quotidien. Et là, chaque détail compte.

Par exemple, si votre proche se déplace en fauteuil manuel, il n’aura pas les mêmes attentes qu’une personne souffrant d’une sclérose en plaques avec des fatigues importantes et des troubles de l’équilibre. L’objectif ? Offrir un environnement où la personne peut circuler librement, en toute sécurité, sans dépendre inutilement des autres.

Repenser la circulation dans la maison

Imaginez devoir contourner une table basse, ouvrir une porte lourde, franchir un seuil de 5 cm… À pieds, cela passe. En fauteuil ou avec un déambulateur, c’est une expédition. C’est pourquoi la première étape concrète consiste à revoir les passages et les accès.

Les sols : stabilité avant tout

Les tapis ? Jolis, mais dangereux. Les sols irréguliers ? Pièges à chutes. Mise à plat :

Et si vous envisagez de refaire entièrement le sol d’un logement, pensez aussi à l’accès aux installations : un plancher chauffant, c’est sympa, mais avoir accès aux circuits peut être vital si une panne survient.

La salle de bain : le nerf de la guerre

On y passe tous les jours, et pour une personne à mobilité réduite, ça peut vite devenir un champ de mines. Alors on respire, on observe, et on adapte.

Petit détail qui fait la différence : le miroir incliné à 10° permet à une personne en position assise de se voir sans contorsion.

La chambre : simplicité et autonomie

Le sommeil est un moment de récupération essentiel. La chambre doit donc être pensée comme une bulle de confort et d’autonomie. Pas question de la reléguer au fond d’un couloir glacial à l’étage, avec des marches non sécurisées !

Un bon test ? Se mettre soi-même dans un fauteuil une dizaine de minutes. Tentez d’attraper une veste ou d’ouvrir un tiroir. Vous verrez tout de suite ce qui pêche.

La cuisine adaptée : autonomie et sécurité

Même si la personne ne cuisine que peu, la cuisine reste un lieu de passage quotidien. Boire un verre, se faire un café, s’asseoir pour manger — tout cela doit être physiquement possible, sans danger.

Un four en hauteur ? Très bien. Mais pas à 1m60 non plus. Il faut viser entre 70 et 110 cm du sol, selon la capacité de la personne à lever les bras. C’est une question de confort mais aussi de sécurité.

Les extérieurs : ne les oublions pas

Le jardin, le balcon ou même le seuil de la maison sont souvent négligés dans les projets d’aménagement. Et pourtant, quel plaisir de pouvoir sortir prendre l’air en toute autonomie !

Une terrasse accessible et un fauteuil extérieur : parfois, cela suffit à briser la monotonie des journées à l’intérieur.

Domotique et aides technologiques

Il ne s’agit pas de transformer la maison en vaisseau spatial. Mais quelques aides bien choisies changent la donne.

La technologie est un formidable allié… si elle reste simple à utiliser. Un équipement inutilisé parce que trop complexe est un investissement perdu.

Financer les aménagements : pensez aux aides

Aménager une maison n’est pas gratuit, c’est un fait. Mais heureusement, des financements existent.

Une astuce ? Avant d’investir, demandez toujours un devis détaillé, accompagné par un ergothérapeute ou un professionnel du domaine. Cela facilite les démarches administratives.

Impliquer la personne concernée

Enfin, et peut-être surtout : rien ne doit se faire sans l’accord, ni l’avis de la personne concernée. Trop souvent, des décisions sont prises “pour son bien”, sans même lui demander son ressenti ou ses préférences.

Un aménagement réussi, c’est un aménagement co-construit. Il doit s’adapter à la personne, à son rythme, à ses envies, et à son évolution. Rien n’est gravé dans le marbre, et c’est tant mieux.

Votre proche doit pouvoir dire : “C’est chez moi. Et j’ai ma place dans chaque pièce.” Si cet objectif est atteint, alors tous les efforts valaient le coup.

Quitter la version mobile